Affichage des articles dont le libellé est Logo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Logo. Afficher tous les articles

mercredi 27 mai 2015

Coups de cœur au Musée

Regardez bien ce cœur, logo du Musée: vous voyez au centre ce carré? C'est un QR code. Si vous le flashez avec votre téléphone portable connecté quand il est affiché près d'un objet exposé dans les  salles ou dans la cour, une courte vidéo vous fera découvrir l’œuvre!


Et c'est à une visite privée des collections que vous convie un conservateur du Musée ou un guide-conférencier de la Maison du patrimoine qui en moins de deux minutes vous fera découvrir son coup de cœur! Tradition et modernité s'allient pour nous accompagner lors de la visite des collections.


mardi 28 avril 2015

Owen Poho: "Une voie pour le design breton"


Owen Poho, le talentueux concepteur du logo de notre association a accepté de répondre à nos questions. C’est l’occasion de mieux connaître ses créations, entre tradition et modernité, et de découvrir cet artiste inspiré qui vit et travaille en Bretagne et renouvelle les arts décoratifs bretons.


crédit photo : Hervé Ronné

Vous vous décrivez en tant que 'designer' ou 'graphic designer', ne faudrait-il pas y ajouter le qualificatif 'breton'?
Je ne pense pas. Le fait de travailler sur la matière bretonne est suffisant. Les personnes qui s'intéressent à mon travail le découvrent elles-mêmes. En effet, jusqu'à présent l'ensemble de mes créations y fait référence et je donne un nom breton à chacune d'elles. Pourquoi revendiquer en plus le qualificatif "breton" ? Je pourrais être considéré comme "régionaliste", alors que c'est plus profond que ça...

Puisez-vous votre inspiration uniquement dans la culture bretonne?
Essentiellement. La culture bretonne est vaste et je suis loin d'en avoir fait le tour ! On parle du design scandinave, du design italien ; je propose une voie pour le design breton. Je m'intéresse aux cultures régionales et populaires. Je trouve qu'il y avait dans l'art (et l'artisanat) populaire d'autrefois, beaucoup de simplicité et d'efficacité. On a malheureusement perdu beaucoup de ces savoir-faire aujourd'hui et cela reviendrait trop cher de les faire réaliser de manière industrielle. Aujourd'hui, on en trouve dans les cultures populaires qui ont gardé la transmission de leur traditions : en Afrique et en Asie notamment. Je pense aux costumes traditionnels des Kirghizes en Asie, et à la poterie artisanale d'Afrique du Nord.

Est-ce que revisiter 'le fait breton' est pour vous un acte militant ou simplement l'expression de l'amour que vous portez à votre pays?
Je dirais les deux. Je suis effectivement un militant de la cause bretonne. Je parle breton, j'ai scolarisé mes enfants à Diwan (réseau d'école en langue bretonne par immersion) et j'y ai enseigné en tant que professeur d'Arts Plastiques pendant une dizaine d'années. Je suis profondément attaché à la Bretagne et à sa culture, et le fait de parler le breton reflète cet attachement. Cela m'a permis aussi de me démarquer des autres designers et c'est surement ce qui explique la communication dans les médias sur mes créations. 

Est-ce que travailler avec des entreprises ou artisans régionaux a pour vous une signification importante?
Bezhin © photo : Bernard Galéron 
J'ai commencé par travailler avec des artisans à côté de chez moi. La langue bretonne m'a permis d'avoir un contact privilégié avec eux. Lorsque j'ai rencontré l'association Gwialenn ar Vro à Plouzévédé sur mon projet de panières en osier AOZILH, nous échangions en breton. Il en est de même pour l'algue en bois BEZHIN dont le prototype a été réalisé par un compagnon du devoir à Sizun. 

                                         
Aozihl © photo : Bernard Galéron
Le lien s'est fait très naturellement et l'appréhension du statut de "designer" était oubliée. La nature de mes projets et mes sources d'inspiration font qu'il est évident de les faire fabriquer en Bretagne. Je réfléchis à des projets en fonction des entreprises bretonnes avec lesquelles j'ai envie de travailler, leur outil de production est déterminant dans la phase de conception.

 
Mino - Replica © photo :Hervé Ronné
Henriot, Le Minor, Dolmen, Guy Cotten, toutes ces entreprises avec lesquelles j'ai collaboré n'ont pas été choisies par hasard. Elles sont représentatives de la Bretagne d'aujourd'hui et leur production a valeur d'icône : le bol breton, le tricot marin, la vareuse et le ciré...

Trois créations d'Owen Poho font partie des collections du Musée départemental breton.

http://www.owenpoho.com/

mardi 24 mars 2015

Le logo du Musée départemental breton

Le logo bien connu du Musée a été créé par Alain Le Quernec dans les années 1980. Le célèbre affichiste et dessinateur s'est inspiré du cœur qui orne une boucle de ceinture en cuivre et cuir (Gouriz) d'un costume d'homme de la région de Ploaré près de Douarnenez dans le Finistère. Cette large ceinture de la première moitié du XIXe siècle, soutenait  le bragoù-braz, la grande culotte des paysans bretons. Vous pouvez l'admirer dans les salles consacrées aux costumes traditionnels. Le cœur est décoré de motifs finement ajourés, sa pointe entre dans le passant reprenant les ornements de la boucle.



Philippe Le Stum voit dans le logo "un signe graphique, à la fois symbole identitaire fort, d'amour pour un territoire et sa culture et symbole de générosité, d'ouverture, notions traditionnellement associées à la représentation du cœur."
Au fil des ans, le logo a évolué et est maintenant entouré du nom du musée en français et en breton. Signature visuelle du Musée, il apparait sur les vitrines, les affiches et publications et fut mis à l'honneur lors de l'exposition de 2013 'Merci! hommage aux donateurs'.
    


Remerciements à Philippe Le Stum et aux services du Musée.
Bibl: Arts populaires de Bretagne. Philippe Le Stum. Editions Ouest-France.